Trois livres totalement addictifs

Rêver (Franck Thilliez)

Deuxième roman de cet auteur que je lis (après « Pandemia ») et toujours aussi addictif ! Une nuit pas complètement blanche et un jour plongés dans cette nouvelle enquête signée Franck Thilliez, et difficile d’en sortir. Des disparitions d’enfants étrangement mises en scène, des enquêteurs sur les dents et une psychologue spécialisée qui a la particularité d’être en plus de ça narcoleptique. A tout moment, le sommeil peut fondre sur elle et l’emporter en quelques secondes sans que rien n’y puisse changer. Il y a aussi ces étranges rêves qui la secouent un peu plus qu’ils ne devraient. Une enquête dans les méandres de son esprit qui vient s’additionner aux investigations des policiers… et étrangement s’en rapprocher. Les choses se brouillent et les questions se multiplient. Plus personne n’arrive à dormir, emportés dans cette histoire folle, et le lecteur pas plus que les personnages. Jusqu’au dénouement final…

Joyland (Stephen King)

Bienvenue à Joyland ! Un étrange parc d’attraction. Une fête foraine sédentaire avec ses manèges, ses codes et ses personnages hauts en couleurs. Le jeune Devin, étudiant de 21 ans, s’y retrouve un peu par hasard pour l’été. Il y a des périodes qui changent le cours d’une vie, des mois hors du temps où l’on rencontre ceux que l’on aurait semble-t-il jamais dû rencontrer ailleurs, des situations qui nous emportent vers une autre existence. C’est l’été du passage de l’adolescence à l’âge adulte, de la fin des premières amours et du commencement des amitiés pour toujours. Des tristesses, des fous rires, des drames, des découvertes, des mystères…

Le décor de cette histoire est un peu particulier, presque un huis clos avec se liste de personnages aux caractères bien nets. Le jeune homme gentil au coeur brisé, l’ami rigolo, la belle jeune fille, le vieil homme sage, la voyante, le forain sympa, le forain pas sympa, la logeuse excentrique… Et évidemment quelques mystères qui traînent dans les coins sombres de Joyland depuis des années. Comme une partie de Cluedo : on se demande qui a bien pu commettre le crime et pourquoi. Où et comment, on sait déjà. Un roman d’initiation aux allures d’enquête, ou l’inverse. 

Trois jours et une vie (Pierre Lemaitre)

Beauval, 1999. Le petit Rémi Desmedt, six ans, disparaît en pleine journée. Une seule personne sait ce qui s’est passé. Une ville aux allures de villages qui s’agite. Chacun se connaît depuis toujours et les paroles sont souvent plus fortes que les actes. Les avis condamnent des innocents qui ne pourront plus qu’être coupables à vie… Au milieu de l’agitation, Antoine a douze ans, il vit seul avec sa mère et connaît bien le petit Rémi, le voisin qui veut faire comme lui.

Trois jours et des conséquences en chaîne qui changent le cours d’une vie et de plein d’autres avec elle. Quand tout est calme et morne, il semble que rien ne puisse changer ce temps de marbre fait pour couler lentement dans l’immobilité des choses. Mais il suffit de quelques secondes, d’un mot, d’un geste pour que tout explose… Un joli roman, dont l’adaptation au cinéma sortira en salle mercredi prochain, sur une histoire de vie et sur la complexité des existences simples.  


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